L’atelier
dispose de
plus d’une centaine d’outils anciens dont une majorité de
rabots pour tous les usages.
Seules
les
réparations nécessaires sont effectuées. Les
bois choisis pour ce faire sont
conformes à l’époque de fabrication du meuble. Ainsi, les rossignols
(petites
réparations) sont presque indétectables, tandis que les
réparations majeures sont scrupuleusement réalisées
selon les règles de l’art. Les rajouts anciens sont
conservés s’ils ne font pas nuisance.
Les
colles modernes
telles les époxies sont à éviter, admettant que toute
intervention devrait être réversible si nécessaire.
DécapageChaque
meuble étant
un cas en soi, la procédure doit s’élaborer
d’elle-même. Enlever les
peintures superflues est affaire de patience. Elles peuvent
requérir un grattage à
sec bien contrôlé, ou être ramollies avec des produits, tels décapant
ou "lessi", en minutant correctement leur
durée de contact. L'utilisation d'un fer chaud peut être indiquée à
l'occasion. Il n’est pas si rare
qu’un même meuble nécessite une combinaison de ces
techniques avant de pouvoir se révéler.
Couleurs
d’origineLes
couleurs anciennes
participent aux origines du meuble quelqu’en soit leur état
au même titre que sa facture.
Leur
mordançage (à
l’alun, à des sulfates, ou au cidre…) ainsi que l’utilisation ou non
d’un apprêt, détermine
beaucoup leur état de conservation actuel. Qu’elles se
jouxtent ou que leurs pigmentations se soient séparées, elles sont
devenues uniques en leur genre.
Les
meubles n’ont pas
tous été peints. Certains furent consciencieusement
vernis ou shellacqués, tandis que d’autres, primitifs,
n’eurent droit à aucun fini comme tel.
Notre
expertise nous
permet d'aviver ces vieilles couleurs, voire même de les
forcer un peu, ou bien carrément de les reproduire à certaines occasions afin d’adoucir quelque rossignol ou
réparation plus importante.
FinitionAprès
décapage, les meubles sont traités à
l’huile de lin bouillie et térébenthine, tant à
l’intérieur qu’à l’extérieur, et tant le bois
nu que les couleurs anciennes. Suivent une, deux ou trois
applications de shellac frais, poncées entre chaque étape. Enfin, de
une à trois minces
couches de cire d’abeille sont elles aussi appliquées puis
polies à la brosse et au coton. Cette opération peut
s’étaler sur une dizaine de jours. Les dessus de tables,
plutôt que d’être cirés, sont quant à eux
vernis pour en faciliter leur entretien.